Présentation

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Fiche technique

Titre original : Persona5 Scramble : The Phantom Strikers
ペルソナ5スクランブル ザ・ファントムストライカーズ

 

Développeur : P-Studio & Omega Force

Éditeur :

      Atlus

      Koch Media

Consoles : Playstation 4, Switch & Steam (PC)

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Directeur : Nobumichi Kumabe

Scénario : Takaaki Ogata, Toru Yorogi & Yusuke Nitta

 

Design : Shigenori Soejima
 

Compositeur : Shoji Meguro, Atsushi Kitajoh, Gota Masuoka & Ayana Hira
 

Chant : Lyn

Date de sortie :

      20 février 2020

      23 février 2021

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Contexte

En avril 2019, c'est lors du concert Persona Super Live P-Sound Street 2019 qu'est annoncé l'un des nouveaux opus de la série : Un jeu type Dynasty Warriors (ou "musô" pour les intimes), développé par Omega Force et P-Studio. Son titre ? Persona 5 Scramble : The Phantom Strikers. Il voit le jour le 20 février 2020 au Japon, sur Playstation 4 et Switch, ce qui fait de lui le premier (et seul, à ce jour) volet de la saga sur l'hybride de Nintendo. Nous sommes alors à l'aube de la sortie occidentale de Persona 5 Royal, aussi l'annonce de ce "P5S" fait grand bruit.

Seulement, les mois passent, et rien n'indique une sortie du soft dans nos contrées, mis à part quelques interprétations basées sur des bilans financiers de Koei Tecmo (société à l'origine des Dynasty Warriors, et pour laquelle Omega Force travaille). Il faut dire que le contexte est particulier puisque la sortie survient en pleine pandémie de la Covid-19, pouvant influer sur tout un tas de facteurs. C'est finalement en décembre 2020 que l'annonce a lieu : Persona 5 Scramble sortira bien hors du Japon sous le titre Persona 5 Strikers, avec pour date de sortie le 23 février 2021, et une petite avant-première le 19 février pour celles et ceux qui ont précommandé une copie numérique. Autre faveur liée à cette parution, la disponibilité du jeu sur PC, via Steam. Toujours doublé en anglais avec l'équipe d'origine, le jeu confirme la bonne volonté de SEGA de localiser dignement les softs de la licence, puisque celui-ci est traduit dans les langues européennes principales, dont le français.

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Histoire

Quelques mois se sont écoulés depuis la fin de Persona 5. Avec Morgana, le héros est retourné dans sa ville d'origine maintenant que sa probation est levée. Mais cela ne l'empêche pas de revenir sur Tokyo lors des vacances d'été, afin de retrouver les amis avec lesquels il a tissé des liens si forts. Le programme s'annonce d'ores et déjà chargé, puisque la fine équipe projette de faire un voyage pour décompresser des événements qui sont maintenant derrière eux.

Tout du moins, c'est ce qu'ils pensaient. Dans les coulisses, de nouveaux incidents étranges surviennent, et des individus de toutes parts semblent changer de comportement. Des faits assez singuliers pour rappeler les métanoïas de l'année passée. Zenkichi Hasegawa, un inspecteur de police pour la sécurité nationale, est chargé d'enquêter sur les faits, en ayant à l'œil ceux suspectés d'être les fameux Voleurs Fantômes.

Du côté de nos bandits en herbe, l'heure est aux préparatifs de l'aventure. Le héros, accompagné par Ryûji et Morgana, font leurs emplettes à Shibuya quand ils aperçoivent Alice, une idole particulièrement en vogue. Lorsqu'ils gagnent le droit d'avoir la vedette dans leurs amis sur EMMA, une application et réseau social particulièrement innovante, le trio se retrouve dans le métavers. Mais exit les Palais, ce sont à des Prisons qu'ils font face, des lieux régits par leurs propres règles, et sous la juridiction de Monarques. Dans des lieux sous l'égide de l'Ombre d'Alice, ils font la connaissance de Sophia, une IA qui se décrit comme l'amie de l'humanité. Le voyage semble alors compromis, puisque les Voleurs Fantômes doivent repasser à l'action pour faire face aux Monarques tyranniques de ces Prisons, tout en se frottant aux mystères qui se cachent derrière ce nouveau métavers.

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Gameplay

Puisant le style des Warrios / Musô, Persona 5 Strikers propose un gameplay nettement différent de son épisode d'origine, aussi bien lors des affrontements que durant les phases de vie quotidienne / investigation. Exit le tour par tour donc, et place à une direction typée action-RPG, le joueur pouvant se mouvoir librement sur de vastes espaces pour cogner des shadows à sa guise. Sa (ou ses) persona(e) vient ajouter une dimension purement stratégique grâce aux capacités des entités, associées aux affinités des adversaires qui rendront efficaces ou non certaines techniques. Entre autre, le gameplay typique de Persona se voit transposé à une sauce différente mais bien équilibrée : Gestion des PC, nécessité d'acquérir et fusionner les entités dans la Velvet Room / Chambre de velours... Tout en apportant un peu de neuf. Ainsi, il est possible de manipuler les autres membres de l'équipe dans les environnements, une sacrée nouveauté nous permettant de favoriser nos personnages fétiches, ou ceux dont le gameplay est davantage à notre goût.

Et hors combat, la volonté de respecter le jeu d'origine se fait aussi ressentir, puisqu'une nouvelle composition des liens sociaux est proposée. Au fil de l'aventure, une jauge d'amitié se remplit, celle-ci croissant aussi lorsque des quêtes secondaires sont effectuées. Cette progression donne accès à des points qui permettent des améliorations plus que notables, aussi le joueur doit composer avec ces aspects sociaux nouveaux pour glaner davantage de pouvoir.

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Car au-delà des différences de gameplay, il y a la différence de difficulté. Aussi, Persona 5 Strikers est un opus qui mise énormément sur l'acquisition des nombreuses mécaniques de jeu et sur l'attention du joueur. Dès le départ, aucun cadeau n'est fait, et il faut intégrer les petites subtilités de jeu pour espérer éviter le K.O, y compris sur des ennemis anecdotiques. A propos de ces adversaires, ceux-ci ne sont pas simplement des amas de shadows à dessouder à la chaîne. La présence d'ennemis sur le terrain se fait de la même manière que dans les jeux principaux, via le système de l'embuscade. Bon nombre d'ennemis sont les shadows que nous connaissons, avec leurs attributs mais aussi leur spécificités de puissance. Il ne sera pas rare de voir apparaître des ombres plus robustes, au point de faire office de mini-boss gentillet, et qui imposeront un jeu plus affiné de notre part. Persona 5 Strikers n'est pas simple, sans être toutefois insurmontable, ce qui pourra ravir les joueurs trouvant dans l'opus d'origine une aventure qui manque de challenge.

 

Enfin, les aspects tranche de vie ont grandement été simplifiés, et se limitent à plusieurs moments de libertés dans des environnements nouveaux, afin de faire les boutiques et enquêter sur des éléments qui feront progresser le scénario. Ne sous-estimez pas vos allées mercantiles dans chaque destination : Les ennemis sont suffisamment redoutables pour justifier de nombreux achats de soins. Rester dans la zone de confort proposée par Persona 5 serait donc une grave erreur. Cela implique aussi des interactions sociales différentes, vouées à suivre différents événements durant le voyage, et accomplir plusieurs quêtes auprès de vos partenaires qui déboucheront, évidemment, sur de nouvelles possibilités du côté action du jeu. Persona 5 Strikers reste donc bavard, aussi bien pour immerger de nouveau dans le quotidien de la bande d'amis déjà bien cristallisée dans l'opus d'origine que pour développer une histoire qui sait jongler entre les échos au volet d'origine, et les intentions plus personnelles dans ses thématiques.

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Musiques

Si Shôji Meguro reste le compositeur de l'ère moderne de Persona qui a donné aux titres, depuis le troisième épisode, leurs identités, Atsushi Kitajoh s'est affirmé comme un vrai disciple en apportant ses propres contributions depuis Persona 4, puis plus densément depuis le cinquième épisode. Le binôme fait de nouveau des étincelles dans Strikers, que ce soit par de nouvelles composition que par des arrangements très réussis de sonorités déjà connues.

A côté d'eux, Koei Tecmo a placé ses propres musiciens pour donner une autre facette musicale au jeu. Bon nombre de pistes sont ainsi composées par Gota Masuoka et Ayana Hira, ce qui expliquera des ambiances qui se détachent de ce qu'on connait en temps normal, dans Persona. Là aussi, le jeu nous sort de notre petite zone de confort : Si bon nombre de sons renvoient aux tonalités de P5, d'autres tranchent très clairement, notamment les thèmes des premières Prisons. Un parti-pris qu'il faudra accepter pour apprécier pleinement les ambiances de ces donjons.

 

Et, évidemment, Lyn signe une nouvelle fois le chant des nouvelles musiques lyriques, toujours dans une veine Persona 5 qu'on connait. Un choix légitime tant le style rythmé, nerveux et épique de l'artiste sied bien à cette séquelle.

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Editions

Sorti au Japon le 20 février 2020 au Japon, le jeu a bénéficié de jolies éditions collector dans son pays d'origine. Le coffret intitulé "Otakara Box" (ou "coffret trésor" en français) propose le jeu, l'OST sur deux disque, un blu-ray bonus, une housse, une toile dédiée à Morgana et un artbook, le tout glissé dans une box à l'effigie du félin des Voleurs Fantômes. Pas de jaloux, la version Switch comme la version PS4 a eu droit à ce bel objet.

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En occident, malheureusement, le service fut plus minimal. Si les Etats-Unis ont tout de même eu droit à un joli steelbook, ce traitement de faveur leur a été exclusivement réservé. Seule récompense pour l'Europe : Un badge distribué pour toute précommande, ou du contenu numérique (artbook et soundtrack) selon la copie digitale achetée.

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